0

BGjpg copy
BG

Dans ces sociétés autochtones, les femmes sont encore trop souvent exploitées et discriminées. Aujourd'hui, certaines luttent contre ces injustices. Leurs actions sont un modèle de résistance et d'émancipation.

 

La Nouvelle-Calédonie détient un triste record : celui des violences physiques et sexuelles faites aux femmes. 

Elles subissent 8 fois plus d’agressions sexuelles qu’en métropole. 

Ce drame touche en particulier les Kanak, natifs de ce territoire d'Outre-mer. 

Ainsi, une femme kanak sur huit a subi des attouchements, une tentative de viol ou un viol avant l’âge de 15 ans. Encore aujourd'hui, les violences et les viols ne sont pas ou peu punis dans la société kanak.

Fara Caillard est la présidente de l'union des femmes citoyennes. Elle est depuis près de 50 ans de tous les combats féministes

Aujourd'hui, le débat sur les violences faites aux femmes est sur la place publique. Ces féministes de la première heure encouragent la nouvelle génération à se mettre aussi en colère.

 

Au Tchad, c'est à l'âge de 15 ans qu'Hindou Oumarou Ibrahim prend conscience du sort réservé à ses sœurs nomades dans sa région natale de Chari-Baguirmi. Depuis, elle se bat au sein de l'association des femmes peules autochtones du Tchad contre la discrimination et pour l'émancipation des femmes. Ce matin, elle anime un atelier sur le droit des femmes dans sa communauté en pleine brousse à 300 kilomètres au sud de N'djamena. Ici, la polygamie et le mariage forcé sont encore la règle et leurs conséquences toujours aussi dramatiques, comme la surmortalité des jeunes filles en couche.

Hindou Oumarou Ibrahim sait que l’éducation est la clef de l'émancipation de ces femmes nomades. Elle interpelle l’État et lui demande de prendre ses responsabilités.

 

Au Canada, les Amérindiennes sont les grandes oubliées de la société.

Elles ne jouissent pas des mêmes droits et sont cinq fois plus victimes de violences sexuelles que les autres femmes. Des actes souvent passés sous silence ou dans l’indifférence générale. 

Mais depuis 2015 et les révélations sur des milliers de femmes disparues et assassinées, la parole s'est libérée. Dans les tribunaux, quand les sentences tombent, elles n’empêchent pas la récidive.

Fanny Wylde est la première avocate autochtone du Québec. Elle a été procureur dans les communautés autochtones qui prônent une justice réparatrice. Ce système privilégie l’entente à l’amiable et la réparation directe plutôt que les peines d’emprisonnement. 

Aujourd'hui, l'Europe s'inspire de ce modèle. Depuis 2014, la France propose une trentaine de programmes de justice réparatrice.

 

En Birmanie, les femmes autochtones sont souvent en première ligne. 

Alors, elles inventent des stratégies et déjouent les règles du pouvoir en place. C'est le cas de Ma Ju, écrivaine birmane. Depuis 1987, elle publie des  romans dans lesquels les femmes se racontent et osent briser les tabous et aborder la question des relations sexuelles, de l'adultère, de l’inceste, du  viol et du suicide. Ses livres seront tous publiés, au prix d’une négociation permanente avec la commission de la censure.

Trente ans plus tard, Ma Ju constate que la condition des femmes s’est améliorée et que toute une génération s’exprime plus librement.

Ses conférences littéraires à travers le pays sont devenues des lieux d’échanges et de partage sur tous les sujets de société. Elle invite les femmes à prendre en main leur destin dans cette société en pleine transition. Et en particulier sur la condition des femmes.

 

Le Bhoutan est longtemps resté à l’écart du monde, de par sa géographie et son histoire. Mais, depuis quelques décennies, le pays s’est lancé dans une course pour rattraper son retard et passer d’un régime quasi-féodal à une monarchie parlementaire. Influencées par le monde extérieur, les Bhoutanaises réalisent que tout n’est pas rose. Elles tentent de s'affranchir du système patriarcal et d’échapper aux carcans familiaux, mais aussi à de nouvelles formes de sexisme. 

Kunzang Choden est la première écrivaine féministe. Sa voix ternit un peu l’image d’un pays tout en béatitude.

Conserver son identité est devenu un enjeu majeur dans cette société dont les valeurs du « Bonheur » sont devenues un modèle unique au monde

 

Toutes ces femmes résistent et nous montrent une autre manière d'agir dans le monde.

 

 

LA VOIX

DE L'ÉMANCIPATION

LIRE LA VIDÉO

LIRE LA VIDÉO

15-logo-fa-white-vfpng
footerpng

ACCUEIL  /  ACTUALITÉS  /  PRESSE  /  NEWSLETTER  /  CONTACT  /  PARTENAIRES