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Dans la banlieue de Papeete, loin des plages et des cocotiers, le foyer « Pu o te hau » (« Havre de paix » en tahitien) existe depuis 1993. Les femmes et les enfants peuvent y séjourner 3 mois, le temps de se reconstruire. Les barreaux devant les fenêtres les protègent et elles reprennent confiance à travers des activités comme le jardinage, la couture et la cuisine, puis, peu à peu, se met en place un projet de vie personnel. En toute humilité, les professionnelles les accompagnent dans leurs démarches de travail, de formation et de recherche de logement. Leur victoires sont silencieuses, à l’image de ce bâtiment aux murs roses, où Il règne un parfum de sérénité. En 2018, le centre a accueilli 185 femmes et 288 enfants, mais près de 140 femmes et enfants ont quand même dû être refusé.es. C’est pourquoi, un projet d’extension est en cours avec la création d’une unité pour les femmes retraitées et un lieu de vente de leur artisanat.

« Parfois quand elles arrivent, elles dorment trois jours »

Il y aurait entre 300 et 500 SDF et un Polynésien sur 1.000 vivrait dans la rue. Une réalité qui dérange d’autant que les chiffres ne cessent d’augmenter.

En 2018, 7 SDF sont mort.es et la majorité étaient des femmes doublement victimes : de violences conjugales, d’agressions de rue et de problèmes de santé.

Abandonnées par la société et leur famille, elles se retrouvent à Papeete près du marché ou de la Cathédrale. Père Christophe leur donne à manger, des vêtements et les oriente vers un travail ou une formation. En secret, beaucoup l’ont baptisé « Jésus ». Tous les jeudis soirs, de 18h à 21h, il tourne dans les rues à bord de son camion de la miséricorde. Lui et les bénévoles servent près de 100 repas par jour aux plus démuni.es. Depuis 2014, Chantal Galenon l’accompagne dans ses maraudes.

« Il faut aussi aider les hommes »

 

Le réveil des femmes polynésiennes est en cours, mais Chantal Galenon veut aller plus loin et envisage d’ouvrir un espace de parole réservé aux hommes pour briser le silence et comprendre ces maux qui rongent ce paradis perdu.

« Faut pas s’éterniser dans ce monde sinon tu y restes »

Pina de Titaua Peu, aux éditions Au vent Des Îles est le premier livre qui montre l’envers du décor de Tahiti

 

La Polynésie des Vahinés et la nature des femmes : une utopie occidentale masculine de S. Tcherkézoff, aux éditions Belin

Pupu Ohipa : un Portrait de Chantal Galenon sur Teve’a Polynesie d’Isabelle Raveino et Hervé Terorot

 

La Mer Paisible (épisode 4 Tahiti) SAM Productions

 

Iconiques Vahinés d’Elisabeth Bonnet-Katz produit par Wild Angle

LES LAISSÉES-POUR-COMPTE DE LA SOCIÉTÉ

POUR EN SAVOIR PLUS

L'UNIQUE CENTRE DES FEMMES BATTUES EN POLYNÉSIE

Une quête de la vérité sur la route des larmes

 

C'est à l’hôtel Bonaventure de Montréal qu'ont eu lieu les premières auditions de la commission d’enquête. Fanny Wylde retrouve Cheryl, de la communauté Mohawk, sidérée par le désintérêt de la police pour la recherche de sa sœur après le signalement de sa disparition. Carleen, mère de trois enfants, sera retrouvée par hasard par un chasseur, sept semaines plus tard, à deux kilomètres de chez elle. Morte. Elle s'est suicidée. Cheryl s’interroge encore sur une forme de racisme, l’apathie politique et l’indifférence des médias qui font passer ces crimes pour de simple faits divers. Pour Cheryl et pour toutes les autres familles de victimes, la commission d’enquête offre une lueur d’espoir et de justice.

LE TEMPS DE LA RECONSTRUCTION

Il y a un mois, Hina, 42 ans, a frôlé la mort sous les coups de son compagnon. Pour la première fois, elle a eu le courage de partir avec sa fille de 11 ans et de pousser les portes du foyer. Comme 83% des victimes, elle a longtemps gardé le silence sous la pression de son tané (compagnon), mais aussi de la société. C’est la honte, le «ha’ama» qui l’a poussée à ne pas révéler les violences qu’elle subissait, pour protéger l’honneur de sa famille. Mais le jour où sa fille a crié « non, Maman, tu ne vas pas mourir », elle s’est enfuie. Elle est arrivée il y a trois jours et, peu à peu, elle sort de sa bulle de douleur et retrouve cette confiance perdue. Elle sait qu’elle ne sera jamais comme les autres femmes, mais elle réapprend à aimer la vie et se projette dans l’avenir avec sa fille.

« Il faut que ça s’arrête Maman, il faut que tu penses à moi »

Repères :

Bibliographie :

Filmographie :

UNE VIE AU SERVICE DES FEMMES

Originaire de l’île de Tahiti, élevée dans les valeurs traditionnelles polynésiennes « de respect, de partage et de solidarité », elle découvre, à l'âge de 15 ans, l’histoire de sa grand-mère. Elle cherche alors à comprendre pourquoi ces femmes oubliées, invisibles, sont devenues les souffre-douleur d’une société qui ne se reconnaît plus. Elle décide alors de devenir enseignante, puis directrice d’école. Pour elle, l’éducation est la clef pour défendre, valoriser et respecter les femmes.

Depuis 25 ans, Chantal Galenon incarne la résilience et le réveil des femmes polynésiennes. Elle se bat pour leurs droits et accompagne la détresse de certaines. Elle préside l’association «Vahine Piri Rava» et, depuis 2014, le Conseil des Femmes de Polynésie qui gère le foyer« Pu o te Hau».

«Minarri : Petit Amour est le prénom de ma grand-mère qui était une femme battue»

Quand on énonce le mot « Polynésie », immédiatement, les images idylliques des atolls au lagon bleu et des vahinés, fleur de tiaré à l’oreille et longue chevelure qui descend sur les reins, à demi-nues sous leur paréo, éveillent un imaginaire.

Mais, derrière ces clichés, se cache une toute autre réalité. La société polynésienne détient un triste record : celui des violences faites aux femmes. Chaque jour, trois femmes sont victimes d’un acte violent sur une population de près de 300.000 habitant.es. D’après un rapport publié en juillet 2019, c’est presque deux fois plus qu’en Métropole.

Un chiffre alarmant. En cause : le déracinement, la précarité, l’alcool ou la drogue, l’éclatement de la cellule familiale et la promiscuité dans les foyers...

La réduction des violences intrafamiliales est aujourd’hui une des priorités du gouvernement. Pour y parvenir, des actions ont déjà été mises en place comme les téléphones grave danger ou la création d’une page Facebook par le procureur de la République.

Et, en 2019, dans le cadre du Grenelle contre les violences conjugales, le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé l’application de certaines mesures en Polynésie mais elles sont parfois difficiles à appliquer à 16.000 kilomètres de la Métropole.

En attendant, depuis 35 ans, le Conseil des Femmes est le porte-voix de ces femmes. Leur travail panse les plaies d'une société en apparence moderne, ancrée dans sa culture, mais qui est déchirée entre deux mondes parallèles qui se côtoient sans se voir.

« Trois femmes violentées par jour, c'est grave ».

LE RÉVEIL DE LA FEMME POLYNÉSIENNE

HABITANTS SUR 118 ÎLES

SDF

RECENSÉ.ES

LA POLYNÉSIE EST UNE COLLECTIVITÉ TERRITORIALE

FEMMES VIOLENTÉES

PAR JOUR

2018 : 7 MORTS SDF

VOIR LE PORTRAIT DE CHANTAL GALENON

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FOYER « PU O TE HAU »

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SE RECONSTRUIRE

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