0

BG_fondujpg
footerpng

ACCUEIL  /  ACTUALITÉS  /  PRESSE  /  NEWSLETTER  /  CONTACT  /  PARTENAIRES

SCROLLgif
Sous_menu-Open copy
BT-partage
TITRE-symbole

FARA        CAILLARD

C'est en 1999, avec la création de l'Union des femmes citoyennes de Nouvelle-Calédonie, que l'émancipation des femmes devient un projet de société. En 2000, l’association fonde l'Observatoire de la condition féminine et, depuis, participe chaque année à la Marche mondiale des femmes, un mouvement qui lutte contre toutes les discriminations envers les femmes. L'association a connu de belles victoires en mobilisant ses troupes pour l'instauration de la parité en politique mais aussi en se battant pour la légalisation de l'avortement. Elle a initié un projet de réforme déposé au Congrès afin de mieux indemniser les victimes de statut coutumier et promouvoir les droits des femmes kanak. Aujourd'hui, alors qu’elle participe au débat sur les violences faites aux femmes au Congrès, Françoise Caillard sait que rien n'est jamais acquis.

« Y a de quoi être en colère : les femmes sont encore violentées, violées »

Native de l’île de Lifou, Valentine Holle est l’une des premières kanak à avoir fréquenté l'école publique dans les années 1950. Elle se souvient encore des insultes qui s’abattaient sur elle avant qu’elle ne s’impose comme Kanak et comme femme. À plus de 70 ans, du haut de son mètre cinquante-six, Valentine semble toujours n’avoir peur de rien et surtout pas des hommes. Tout en militant au sein du mouvement en colère, elle préside le Conseil des femmes de la province Sud. Elle interpelle les politiques et le Sénat coutumier qui régit l'organisation sociale et juridique kanak pour qu'enfin, les femmes kanak soient reconnues à leur juste valeur.

Aujourd'hui, le débat sur les violences faites aux femmes est sur la place publique et une loi pour protéger les femmes devrait voir le jour, grâce à la volonté de ces féministes qui encouragent la nouvelle génération à se mettre aussi en colère.

« Nous ne sommes pas des objets, nous sommes des êtres humains »

« Il faut rester vigilantes, ne pas relâcher nos actions, et mobiliser aussi la jeune génération. »

- En pays kanak, Ethnologie, linguistique, archéologie, histoire de la Nouvelle-Calédonie, Alban Bensa, Isabelle Leblic aux éditions de la Maison des sciences de l’homme

 

- Kanaky, paroles de femmes, Bernard Mounier aux éditions PUF

À travers le regard de femmes calédoniennes issues de divers milieux et bords politiques, ce film aborde les multiples problèmes auxquels la Nouvelle-Calédonie fait face : le statut civil coutumier, l’éducation, la culture…

 

- Josiane et Franciska, deux jeunes filles kanak, Marie-Jeanne Dihan https://vimeo.com/172236725

Ce film est une plongée dans l’univers de Josiane et Franciska, deux jeunes filles kanak scolarisées à la MFR, Maison Familiale et Rurale de Pwêêdi Wiimîâ.

AUX ORIGINES DU MOUVEMENT FÉMINISTE : VALENTINE HOLLE

POUR EN SAVOIR PLUS

LES FEMMES EN COLÈRE

Une quête de la vérité sur la route des larmes

 

C'est à l’hôtel Bonaventure de Montréal qu'ont eu lieu les premières auditions de la commission d’enquête. Fanny Wylde retrouve Cheryl, de la communauté Mohawk, sidérée par le désintérêt de la police pour la recherche de sa sœur après le signalement de sa disparition. Carleen, mère de trois enfants, sera retrouvée par hasard par un chasseur, sept semaines plus tard, à deux kilomètres de chez elle. Morte. Elle s'est suicidée. Cheryl s’interroge encore sur une forme de racisme, l’apathie politique et l’indifférence des médias qui font passer ces crimes pour de simple faits divers. Pour Cheryl et pour toutes les autres familles de victimes, la commission d’enquête offre une lueur d’espoir et de justice.

LES FEMMES DANS LES SQUATS

SONT DOUBLEMENT VICTIMES

Nouméa, la capitale, attire près de la moitié des Kanak originaires des tribus, en quête d'un emploi. Mais faute de logements et de moyens, 10.000 personnes vivraient dans des squats, sans eau ni électricité et en dessous du seuil de pauvreté. C'est le cas de Wattu, originaire de Maré. Depuis 2009, elle habite en cabane au bord de la route du Vallon d'Or. Sans emploi, elle vit seule avec ses trois enfants entre les murs de tôle rongés par l’air iodé, dans une chaleur étouffante. Une vie de misère et de courage, marquée par l’inquiétude de perdre la garde de ses enfants qui appartiennent au clan du père, selon le statut coutumier des femmes kanak. Mais Wattu garde espoir et rêve d'un avenir meilleur.

« Nous les Kanak, on dit on reste en cabane »

Repères :

Livres/films sur les femmes kanaks

L'ENGAGEMENT DE TOUTE UNE VIE

Françoise Caillard, née Sipa, est une femme kanak, du clan “Seriwo”. Elle est originaire de l'île de Maré, sur l’archipel des Loyauté, en Nouvelle-Calédonie. De prime abord, c'est son regard lumineux qui frappe lorsqu'elle vous souhaite la bienvenue. Puis, sa forte personnalité de femme engagée se battant pour la condition et les droits des femmes nous interpelle. Françoise Caillard est de tous les combats. Son militantisme prend sa source dans les blessures de la colonisation. Dès l'adolescence, elle prend conscience de la discrimination des Kanak et en particulier des femmes kanak. Depuis, elle poursuit le rêve d'une société égalitaire basée sur le respect entre hommes et femmes. Elle se présente comme l’héritière du combat mondial des femmes « qui se sont levées pour réclamer leur part d’humanité. »

« Je n'ai vu que des inégalités envers les femmes ... Je suis habitée par cette volonté de changer le monde pour les femmes »

La Nouvelle-Calédonie détient un triste record : celui des violences physiques et sexuelles faites aux femmes. Elles subissent 8 fois plus d’agressions sexuelles qu’en métropole. Ce drame touche en particulier les Kanak, natifs de ce territoire d'Outre-mer. Ainsi, une femme kanak sur huit a subi des attouchements, une tentative de viol ou un viol avant l’âge de 15 ans. Depuis les accords de Matignon (1988), beaucoup a été fait pour panser les plaies de la colonisation, rattraper les retards d'infrastructures, d'accès à l'éducation, à l'emploi, et rééquilibrer les richesses en faveur des Kanak. Cependant, en dépit des efforts, de nouvelles tensions sont apparues au sein même de la coutume kanak, qui régit la vie et la place des femmes. Il existe désormais une division entre les personnes attachées à une conception conservatrice et celles, plus jeunes, qui partagent une vision plus ouverte. Encore aujourd'hui, les violences et les viols ne sont pas, ou peu, punis. L’organisation sociale kanak est en pleine mutation dans une société qui apprend le vivre-ensemble au sein de la République Française.

« Je serai en colère tant que les droits des femmes seront bafoués »

UNE FEMME EN COLÈRE

LA VIE EST

PRÈS DE

DES KANAK

VIVENT EN VILLE

PART DES EUROPÉENS

DANS LA POPULATION

DE NOUVELLE-CALÉDONIE

PART DES KANAK 

DANS LA POPULATION

DE NOUVELLE-CALÉDONIE

DES FEMMES CALÉDONIENNES

NE POSSÈDENT AUCUN DIPLÔME

LA NOUVELLE-CALÉDONIE 

EST UNE COLLECTIVITÉ 

D’OUTRE-MER

HUIT FOIS PLUS D'AGRESSIONS SEXUELLES

QU'EN FRANCE MÉTROPOLITAINE

6 DEMANDEURS D'EMPLOI

SUR 10 SONT DES FEMMES

DES KANAK

VIVENT EN DESSOUS

DU SEUIL DE PAUVRETÉ

COLONISATION

PAR LA FRANCE

PLUS CHÈRE EN

NOUVELLE-CALÉDONIE

QU'EN MÉTROPOLE

%

%

%

%

%

%

VOIR LE PORTRAIT DE FRANÇOISE CAILLARD

VOIR LE PORTRAIT DE FRANÇOISE CAILLARD

LES FEMMES EN COLÈRE 

LES FEMMES EN COLÈRE 

ÊTRE FEMME DANS UN SQUAT

ÊTRE FEMME DANS UN SQUAT

VALENTINE HOLLE : 60 ANS DE COMBAT

VALENTINE HOLLE : 60 ANS DE COMBAT

TITRE-symbole copy

FARA        CAILLARD

MENU _BT_menu-Open
separateurs-menu copy

VALENTINE, 60 ANS DE COMBAT

CRÉDITS

ÊTRE FEMME DANS UN SQUAT

LES FEMMES EN COLÈRE

EN SAVOIR PLUS

LE PORTRAIT

LE SUJET

btn_close_quebec
LOGO-fa-black copy
footerpng

ACCUEIL  /  ACTUALITÉS  /  PRESSE  /  NEWSLETTER  /  CONTACT  /  PARTENAIRES