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En 2016, l’artiste plasticienne Máret Ánne Sara installe un tas de cent têtes de rennes devant le tribunal. Elle entend ainsi sensibiliser les Norvégiens et soutenir son frère qui refuse d’abattre ses rennes. Ce dernier intente un procès à l’État norvégien au motif d’une violation de l’article 27 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, en empêchant l’éleveur de perpétuer sa culture et son savoir-faire. Il gagnera son procès en 2016 puis en appel en 2017 mais il perd devant la Cour Suprême. Máret dresse alors à nouveau un impressionnant rideau de quatre cents crânes de rennes devant le Parlement à Oslo. En 2018, la commission des droits de l'homme de l'ONU a été saisie du dossier mais l’État Norvégien refuse d'attendre le verdict et vient d'imposer l'abattage des rennes avant le 31 décembre 2018. Il est devenu un symbole de la résistance sami contre une décision inique de l’État norvégien. Máret Ánne Sara, au-delà de ses performances coups de poing, a ouvert le débat sur la question des droits des Sames et de cette communauté discriminée depuis des générations, dans ce pays qui se présente comme le plus démocratique et plus juste au monde.

 

Cette action en justice artistique a donné naissance à un mouvement de prise de conscience et de réveil citoyen. En 2017, le roi Harald V présentait les regrets officiels de l’État norvégien pour "l’injustice dont le peuple sami a été victime du fait de sa dure politique de norvégianisation."

" Au départ Pile o’Sápmi était un cri personnel mais aujourd’hui c’est un procès artistique contre l’État "

Fille et petit-fille de militant activiste, Laila a pris conscience très tôt du sort réservé au Samis. Révoltée contre cette injustice, elle décide de devenir avocate spécialiste des droits humains. En 2007, elle participe aux négociations sur la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et à son application en 2005 au Comté du Finnmark, sur la restitution des terres. Aujourd’hui, cette ancienne vice-présidente du Parlement sami est membre du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones des Nations-Unies. Depuis plusieurs années, elle se réjouit de l’apport des artistes dans le débat public. Ils assurent ce rôle de transmission et de réconciliation avec la mémoire des ancêtres, que les technocrates ne peuvent faire. Aujourd’hui, les artistes sont en première ligne et montrent le chemin aux politiciens. Optimiste, elle croit à ce dicton sami : "le progrès est fait avec des pas d’oiseaux."

Aujourd’hui, les connaissances ancestrales animistes du peuple Sami, en symbiose avec une nature extrême et des animaux sauvages, constituent aussi un modèle de préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Les Samis disposent d’un laboratoire d’idées. Alors peut-être est-il temps de les écouter et d’apprendre avec eux ?

" C’est très unique dans notre société qu’il y ait cette connexion entre les artistes et les politiciens : les avocats "

" Il y a un besoin crucial dans le monde d’entendre les voix indigènes "

Livres :

Anta, mémoires d’un lapon, Andreas Labba aux Editions Pocket

Ce texte autobiographique fait vivre un peuple arctique, confronté aux périls du nomadisme entre les grands hivers de la Laponie intérieure et les étés brefs de la côte norvégienne.

 

Le Dernier Lapon, Olivier Turc, Editions Points

Roman policier dans la Laponie hivernale et nocturne.

 

La Montagne rouge, Olivier Truc, Editions Points

Une enquête dans un clan sami, sur fond de bataille juridique entre forestiers suédois et éleveurs lapons.

 

La Loi des Sames, Lars Petterson, Gallimard

Anna, une Suédoise aux lointaines origines sames, se retrouve obligée de retourner dans le Nord de son pays pour régler une sordide affaire familiale.

 

Film :

Sami, une jeunesse en Laponie, d’Amanda Kernell

Dans les années 30, une jeune femme d'origine sami subit le racisme et l'humiliation dans son internat suédois. Pour s'en sortir, elle décide de rompre tout lien avec sa famille et sa culture.

 

Documentaire de Mai-Lis Eira, Pile Ó Sápmi 

LAILA SUZANNA VARS :

AVOCATE DES DROITS HUMAINS

POUR EN SAVOIR PLUS

L'ART EST UNE ARME DE PROTESTATION

Une quête de la vérité sur la route des larmes

 

C'est à l’hôtel Bonaventure de Montréal qu'ont eu lieu les premières auditions de la commission d’enquête. Fanny Wylde retrouve Cheryl, de la communauté Mohawk, sidérée par le désintérêt de la police pour la recherche de sa sœur après le signalement de sa disparition. Carleen, mère de trois enfants, sera retrouvée par hasard par un chasseur, sept semaines plus tard, à deux kilomètres de chez elle. Morte. Elle s'est suicidée. Cheryl s’interroge encore sur une forme de racisme, l’apathie politique et l’indifférence des médias qui font passer ces crimes pour de simple faits divers. Pour Cheryl et pour toutes les autres familles de victimes, la commission d’enquête offre une lueur d’espoir et de justice.

DES ŒUVRES POUR DÉNONCER LE COLONIALISME

Le projet artistique de Máret, baptisé Pile o’Sápmi, est une référence au massacre, au XIXe siècle, des bisons d’Amérique du Nord par les colons. Mais il fait aussi écho aux rites et traditions de son peuple, avec un discours narratif qui évolue tel un "work in progress." L’installation fut d’abord constituée de centaines de têtes d’animaux récemment abattus. La chair, les poils, les yeux, l’odeur de putréfaction : chaque élément avait sa place. Puis le temps a fait son travail, n’offrant plus à la vue que des crânes nus. Un trou en plein front témoigne de leur mise à mort par balle et du mépris du système pour les processus d’abattage autochtones, qui auraient préservé chaque partie des animaux.

 

Un collier de mâchoires de rennes évoque aussi ces objets collectionnés par les Européens au XIXe siècle. Le travail de Máret questionne le colonialisme passé, présent et avenir mais rend aussi hommage au mode de vie ancestral  des Sames comme cette oeuvre intitulée "Lasso". Cet objet fétiche des éleveurs est aujourd’hui le symbole du combat contre la disparition de tout un peuple. "Ne prends pas une bombe, prends ton lasso".

" Ces oeuvres sont là pour témoigner et ouvrir le débat " 

Dates :

Site de Maret : http://maretannesara.com/

 

Site de Pile o’sapmi : http://www.pileosapmi.com/

UNE ARTISTE FILLE D'ÉLEVEURS DE RENNES

Née le 23 décembre 1983, Máret Ánne Sara a grandi dans une famille d’éleveurs au cœur du territoire sami norvégien. Son père cesse son activité d’élevage alors qu’elle n’a que vingt ans. Cette décision sera à l’origine de sa vocation de journaliste et d’artiste. Elle réalisera de nombreux reportages sur les peuples autochtones dans le monde. En parallèle, depuis Kautokeino où elle a cofondé le collectif d’artistes Dáiddadállu, elle développe une pratique où s’entremêlent dessin, peinture et écriture. Ses oeuvres s’inspirent de ses ancêtres et de sa culture jusqu’à ce qu’elle se voue corps et âme à la défense des éleveurs quand son jeune frère, éleveur, se voit contraint par l’État d’abattre les trois-quart de son troupeau en 2013. Elle devient alors une militante artistique. Sur Instagram, elle poste une photo d’un cercueil fleuri avec pour commentaire ” Nous défendons un mode de vie, une culture…”.

" Ce sont les animaux qui ont apporté la vie humaine ici, dans toute cette région. Donc ce sont eux les vrais autochtones de ces terres. "

Au-delà du cercle polaire arctique, dans le nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et sur la presqu'île de Kola, en Russie, vivent quelques 110 000 Samis, unis par une même langue et une même histoire vieille de plus de dix mille ans. Un peuple féru de chasse, de pêche, de cueillette et d'élevage transhumant de rennes, sur un vaste territoire sauvage et hostile. Les anciens avaient d’ailleurs une vision animiste du monde. Ils pensaient que cette nature extrême possédait une âme et que les montagnes, les rochers, les lacs pouvaient aider ceux qui leur adressaient des prières. Mais au cours des siècles, l’imposition de la religion, la colonisation, l’extraction des ressources naturelles ont transformé leur mode de vie. Le Grand Nord est de plus en plus menacé par la voracité de l’industrie minière. Les projets se multiplient, en particulier en Norvège où les dégâts sont déjà visibles. Depuis 2007, une loi adoptée par le parlement norvégien oblige les éleveurs de rennes à abattre un certain pourcentage de leur troupeau au nom d’un écosystème durable. Aujourd’hui, seulement 10% des Samis sont encore des éleveurs. Ils sont les dernières âmes nature à vivre comme leurs ancêtres. Toute la communauté les soutient car il en va de la survie de tout un peuple et d’une culture.

" Pour se débarrasser d’un peuple, rien de tel que d’éliminer ses moyens de subsistance "

L'ART AU SERVICE DE SON PEUPLE

VOIR LE PORTRAIT DE MARET

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L'ART POUR PROTESTER

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DÉNONCER LE COLONIALISME

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LAILA, AVOCATE SAME

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Chiffres :

SAMIS EN NORVÈGE

( 1,6% DE LA POPULATION )

VIVENT ENCORE

DE L'ÉLEVAGE DE RENNES

SAMIS AU FINNMARK

LES SAMIS SONT COLONISÉS

PAR LES ROYAUMES DE SUÈDE ET DU DANEMARK

LES SAMIS

SONT RECONNUS PAR L'ÉTAT

L'ACTE SAMI PERMET AUX SAMIS DE "PROTÉGER ET DÉVELOPPER LEUR LANGUE, LEUR CULTURE ET LEUR MODE DE VIE" ET DE CRÉER UN PARLEMENT SAMI

LE GOUVERNEMENT IMPOSE UNE RÉDUCTION SIGNIFICATIVE

DU NOMBRE DE RENNES

SUR LES PLATEAUS

NORD-CONTINENTAUX

DE LA NORVÈGE ( 20 À 50% )

DE TOUNDRA

DANS LE NORD NORVÉGIEN

km

eme

siècle

2

1950

1987

LOI DU 15 JUIN 2007

 

XVII

À

À

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