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En décembre 2014, le foyer de jour « Chez Willie et Nigane » a ouvert ses portes. Il accueille et accompagne les femmes en souffrance et les sans-abris. En moins de dix ans, l’itinérance est devenue l’un des maux qui ravage cette ville de 42.000 habitants, avec son lot de préjugés et de racisme. Échouées en ville, ces femmes, qui ont quitté la réserve pour fuir des conditions de vie difficiles ou la violence conjugale, sont en état de survie. Alors, pendant la journée, elles peuvent au moins prendre un répit .« Chez Willie » , c’est un peu comme si on était à la maison. L'esprit est communautaire, bienveillant. Le téléphone est gratuit. La parole se libère en toute confiance et l’écoute est attentive. C’est aussi souvent le début d’un soutien de la part du Centre d’amitié.

« L'itinérance a une couleur, elle est autochtone »

Au-delà de l'accompagnement qu’ils et elles reçoivent, c'est aussi en retrouvant leurs racines, la forêt, et ses savoirs, que les Autochtones trouvent leur place. À 12 kilomètres de Val d’Or, Kinawit, qui signifie «Nous» en langue algonquine, est un lieu de ressourcement et de guérison. La journée, les hommes chassent au bord du lac Lemoine les outargues, les femmes sous le tippie préparent de la banique, pain traditionnel. C’est la vie d’autrefois rythmée par le son du tambour. Le soir, certain.es participeront à une cérémonie de soins et de purification sous la hutte de sudation, une thérapie proposée par le Centre d’amitié autochtone. Mais Kinawit est aussi un site culturel, un lieu d'échange et de partage ouvert aux non-Autochtones. Lors de courts séjours, ils peuvent découvrir cette culture traditionnelle et s’initier à la philosophie amérindienne. Après le génocide culturel est venu le temps de la rencontre.

Le slogan du mouvement Idle No More « Finie l’apathie » illustre bien la force de ce peuple et de ces femmes à lutter contre l’oppression et à refuser toute forme d’assimilation. Aujourd’hui, le Centre d’amitié autochtone est à la fois un espace identitaire, mais aussi un laboratoire du mieux-vivre ensemble.

Soeurs volées, enquête sur un féminicide au Canada , d' Emmanuelle Walter aux éditions Lux.

Enquête, abus de la SQ : des femmes brisent le silence , un documentaire de Josée Dupuis, Emmanuel Marchand, Benoit Michaud

 

Le peuple invisible, un film de Richard Desjardins et Robert Mondorie

 

Ce silence qui tue, de Kim Obomsawin

« La culture, ça s’apprend sur toute une vie… mais, en étant ensemble, ça donne de la force et c’est une belle façon de partager »

« C’est cette solidarité qui fait que, 500 ans après la rencontre avec les premiers colons, nous sommes toujours là »

KINAWIT : L'AVENTURE ANISHINAABE

CONCLUSION

POUR EN SAVOIR PLUS

CHEZ WILLIE ET NIGANE : UN LIEU SANS JUGEMENT

Une quête de la vérité sur la route des larmes

 

C'est à l’hôtel Bonaventure de Montréal qu'ont eu lieu les premières auditions de la commission d’enquête. Fanny Wylde retrouve Cheryl, de la communauté Mohawk, sidérée par le désintérêt de la police pour la recherche de sa sœur après le signalement de sa disparition. Carleen, mère de trois enfants, sera retrouvée par hasard par un chasseur, sept semaines plus tard, à deux kilomètres de chez elle. Morte. Elle s'est suicidée. Cheryl s’interroge encore sur une forme de racisme, l’apathie politique et l’indifférence des médias qui font passer ces crimes pour de simple faits divers. Pour Cheryl et pour toutes les autres familles de victimes, la commission d’enquête offre une lueur d’espoir et de justice.

KIJATE : UN MODÈLE DE LOGEMENT SOCIAL AUTOCHTONE

Aujourd’hui, encore près d'un Autochtone sur cinq vit dans un logement nécessitant des réparations majeures soit trois fois plus que les non-Autochtones. Le Centre d’amitié a donc construit en 2017 un immeuble de trois étages qui accueille 24 familles en situation de précarité. Rolande et sa fille ont été les premières à emménager dans un appartement à l’orée du bois. C’est une nouvelle vie pour cette maman et sa petite fille Angelyne. C’est le fruit aussi d’un long parcours en tant que femme et Autochtone. Son histoire incarne la résilience et l’espoir.

« Je suis encore debout, j’ai remonté… et je suis devenue quelqu’un »

Bibliographie :

Filmographie :

QUELQUES CHIFFRES :

UNE FEMME AU SERVICE DE SA COMMUNAUTÉ

Edith Cloutier est née d’une mère Anishinaabe et d’un père Québécois. Très tôt, elle prend conscience de sa différence et participe auprès de sa mère aux manifestations des années 80, qui vont aboutir à la modification de la loi sur les Indiens, rédigée par des hommes blancs aux valeurs victoriennes. Cette loi avait explicitement écarté les femmes de toute forme de pouvoir et même conditionné leur identité à celle de leur mari. Cette injustice est fondamentale dans l’engagement d’Edith qui, après un baccalauréat en sciences comptables, effectue un premier stage en 1983 au Centre d’amitié de Val d’Or, avant d’en devenir la directrice générale en 1989. Depuis trente ans, elle multiplie les initiatives en faveur des autochtones dans cette ville minière, créée en 1930 en territoire Anishinaabe.

« C’est un cadeau de pouvoir servir mon peuple… et de contribuer à l'amélioration des conditions de vie et des droits des Premiers Peuples »

Au Québec, en 2015 peu après son élection, le Premier ministre Justin Trudeau avait promis d’engager une nouvelle ère avec les Premières Nations, présentant même ses excuses aux survivant.es des pensionnats autochtones.

Quatre ans et 21 milliards de dollars plus tard, qu’est-ce qui a changé?

Un plan de revitalisation de la langue et de contrôle de la protection de l'enfance par les communautés autochtones a bien été lancé.

Diverses commissions d’enquête nationales ont vu le jour. La dernière en date, la commission Viens sur les relations entre les autochtones et les services publics québécois, vient d’ailleurs d’émettre 142 recommandations et de conclure que les femmes subissent bien des discriminations systémiques.

Une reconnaissance symbolique de l’État mais les actes tardent à venir.

Quatre ans après leur témoignage dénonçant les sévices sexuels de la part de policiers en poste à Val d’Or, les femmes ont toujours peur de se promener seules dans la rue.

Ces femmes, à la recherche d’un avenir en dehors de la réserve, sont toujours les plus pauvres des pauvres et les plus vulnérables. Leur refuge est souvent le Centre d’amitié autochtone. Créé dans les années 50, les 117 centres du Québec accompagnent les autochtones urbaines grâce à des programmes de santé, d’éducation, d’emploi, de justice ou de culture traditionnelle.

Le mieux-être des Premières Nations est au coeur de leur mission, mais ils sont aussi un rempart contre le racisme, la discrimination. Ils participent à la réconciliation de tout un peuple.

« C’est à travers les femmes que l’on est en train de travailler à la réunification de nos peuples et de nos nations »

LA VOIX DE LA RÉCONCILIATION

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AU QUÉBEC :

DE LA POPULATION DU QUÉBEC

EST AUTOCHTONE

SOIT PRÈS DE

PERSONNES

AUTOCHTONES :

NATIONS ET

COMMUNAUTÉS

1876

LOI

SUR LES

INDIENS

CRÉATION DE LA VILLE

DE VAL D'OR

EN TERRITOIRE ANISHINAABE

LOI CONSTITUTIONNELLE

DE RECONNAISSANCE

DES PEUPLES AUTOCHTONES

ET DES DROITS PARTICULIERS

- Plus du quart (27%) des Autochtones n'ont aucun diplôme ou grade.

 

- À 12,1 %, leur taux de chômage est deux fois plus élevé que celui du reste des adultes québécois âgés de 25 à 64 ans.

 

- Près d’un Autochtone sur cinq vit dans un logement délabré, contre moins de 7 % de la population non-autochtone.

 

- L'espérance de vie des Autochtones est nettement inférieure à celle des non-Autochtones (9 ans de moins pour les hommes et 5 ans de moins pour les femmes)

CRÉATION DES

PREMIERS CENTRES

D'AMITIÉS AUTOCHTONES

LA LOI C-31

REND AUX FEMMES

LEURS DROITS

1930

1982

1950

1985

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VOIR LE PORTRAIT D'EDITH CLOUTIER

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CHEZ WILLIE ET NIGANE

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KIJATE : UN MODÈLE DE LOGEMENT

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L'AVENTURE ANISHINAABE

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